La Fête de la Morue 2004 sur Fleurs des Ondes

 

L’idée de passer un week-end sur un vieux gréement est régulièrement venu lors des différentes réunions de l’association et tout ceci s’est concrétisé lors du week-end de l’ascension 2004 suite à une proposition d’Hervé. Bertrand, un de ces amis connu sur les pontons de la Bastille, est propriétaire d’un ancien langoustier de 1953. Ce bateau a été racheté pour l’aménager en un magnifique vieux gréements basé à Paimpol. Il porte le doux noms de Fleurs des Ondes.

La fête de la morue est un événement annuel, un rassemblement de vieux gréements à Binic. Ainsi pour sa septième édition, Christiane, Jacotte, Françoise, Henry, Jacques, Loïc, Hervé, Patrice, Nikolaz et Sébastien sont partis dans cette aventure qui a tenue plus que ces promesses.

Jacky, dit le captain pour avoir diriger le port de la Bastille est le second du bateau sans cesse à manier les bouts du bateau. Sans lui, nous n’aurions pas eu la même aisance à bord du bateau. 

 

MERCREDI 19 JUIN : la découverte du bateau à Paimpol

Nous voici donc tous à bord de Fleurs des Ondes. Pour la plupart d’entre nous, ce fut la première fois que nous naviguions sur un vieux gréement. L’habitable est exceptionnel sans comparaison avec nos embarcations habituels. Le vivier (lieu où les marins entreposaient les langoustes qui pouvaient en contenir 9 tonnes) a fait le bonheur de nous tous pour se restaurer et festoyer (mais là on en reparlera plus tard). Tout a été repensé : cuisine, table à manger, couchette sans dénaturer le caractère du bateau. Découverte du bateau donc mais aussi de Bertrand. Un grand monsieur avec une gentillesse sans égale toujours à nos soins.

 

JEUDI 20 JUIN : prise en main du bateau, escale à l’Ile de Bréhat pour arriver à Binic.

Protégé par une écluse et accessible seulement à marée haute (tirant d’eau maximum de 3,50 mètres et écluse ouverte à 2H30 avant et après pleine mer), nous partîmes vers 9H00 dans le brouillard. Déjà, Bertrand nous montra sa grande maîtrise de son bateau dont la maniabilité est très difficile. La sortie de la baie ne fût pas aisé compte tenue des conditions météo. Henry a été d’une aide précieuse à la navigation.

Nous décidâmes d’aller à l’archipel Bréhatin au mouillage. Avant d’atteindre ce lieu magnifique, nous vîmes apparaître par tribord un semi-ridige dit la poupée gonflable ou la bouée. Eric, son propriétaire, animateur et organisateur de l’évènement, aura été une autre personne déterminante pour notre voyage. Avec son aide et sa connaissance parfaite des lieux, nous avons mouillé à la Guareva au Sud de Kerpont. Dès la levée de la brume, Eric nous proposa de nous déparquer sur l’île grâce à sa " bouée ". Première grande émotion à ses côtés quand il a envoyé toute la puissance de son hors-bord. 35 nœuds à 5 puis 42 avec Jacotte qui voulait aller encore plus vite.

Petite visite de l’Ile pour Françoise, Henry, Jacques, Loïc, Nicolas et Sébastien pendant que les autres préparaient le déjeuner. A ce sujet, nous avions un vrai cuistot en la personne d’Hervé (rien à redire comme d’habitude). Après s’être restaurer, départ en direction de Binic au portant sous voile et moteur (5 à 10 nœuds).

Traversée tranquille sous le soleil dont l’événement principal fût la section de la ligne de pêche de Patrice par Eric, toujours sur sa " poupée gonflable). Nous verrons par la suite que ce ne fût pas son seul exploit.

Etant donné que le port de Binic est accessible lui aussi que par marée haute et dotée d’une écluse, Bertrand avec son bonnet rouge orné d’un pompon jaune a manié le bateau le plus possible proche du môle de Penthièvre pour le bonheur des photographes.

L’arrivée dans le port de Binic fût un autre grand moment. Arrivé en marche avant, Bertrand avait eu l’idée saugrenu de faire demi tour sur place devant le ponton. Imaginez un bateau de cette taille effectué une telle manœuvre dans un mouchoir de poche. Inutile de vous dire que nous n’y croyions pas. Mais lui si. Donc comme un grand, il a fait faire à son bateau cette manœuvre impressionnante. Avec le bout dehors qui frôlé les haubans des autres bateaux, nous (équipage et organisateur posté à Binic) pensions allé tous à la catastrophe. Sous les applaudissements de son équipage et des badauds, le capitaine sortit de sa cabine avec un sourire rayonnant.

Appareillé, la fête pouvait commencer. Musique bretonne avec comme chef d’orchestre Eric. Vin blanc, vin rouge, soleil, tout ce que nous voulions était là.

Un repas était organisé pour les équipages derrière la mairie de Binic et bien entendu le plat principal était de la morue. Les plus fêtards d’entre nous (nous ne citerons pas de nom, d’ailleurs qui ne l’était pas pendant ce week-end) se sont couchés très tard après avoir fait la connaissance des membres de l’équipage à couple de nous.

 

VENDREDI 21 MAI : Binic – Saint Quai Portrieux.

De même que le jour précédent, nous devions partir tôt pour sortir du port. Les conditions étaient complètement différente de la veille. Le vent de Force 4 à 5 et une houle de 1 mètre a remué les estomacs de Jacques et Sébastien. Condition difficile donc pour ce type de bateau ou plutôt pour son équipage la décision unanime fût prise de rejoindre le port de Saint Quai Portrieux. Par manque de place, nous avons accosté sur un ponton de pêcheur à couple de la Sainte Jeanne autre vieux gréement dont le port d’attache est Erquy. Son skipper, Sam est également un grand marin et d’un grand dévouement pour son métier.

Nous y sommes restés une grande partie de la journée avec en prime des araignes que nous avons dégusté au cours du dîner suivant. Retour donc vers 17 heures pour Binic ou de nouveau nous avons paradé devant le môle. Première rencontre avec le Lys Noir, un autre bateau de la fête basée à Granville faisant du 8 nœuds et pouvant atteindre 14 nœuds au portant, dixit le second du bateau, une jeune demoiselle dont un membre de l’équipage est tombée sous le charme (mais qui ça peut bien être ?). Entré dans le port mais là sans demi tour : trop facile. Nous savions que le lendemain aucune sortie n’était programmée, une bonne excuse pour continuer à festoyer (mais en avions-nous réellement besoin ?, d’excuse j’entends bien !). D’ailleurs au cours de la soirée plusieurs verres ont été cassé. Certainement à cause de la houle dans le port !

 

SAMEDI 22 MAI : repos ou plutôt pas de sortie bateau.

Eric a été l’animateur de la journée. Nous avons commencé les répétitions de chant pour la soirée dans le carré qui a été transformé à la fois en scène et piste de danse. Nous étions prêt pour la soirée. Le pont a accueilli une trentaine de personne autour d’un punch préparé avec soin par une amie de Bertrand. Eric a mené son orchestre avec brio. Patrice a encore joué à merveille de ces cordes vocales avec le Blues du Dentistes et tant d’autres.

Nous avons mangé ensuite dans le bateau à 25 personnes. Tardivement, nous décidâmes d’aller dans un bar, trop tardivement si bien que nous n’avons pas pu rentrer. Loïc, Bertrand, Jacky et Sébastien sur le chemin de retour ont fait escale sur la Saint Jeanne. Si les membres de l’équipage ne leur avaient pas demandé de partir, ils y seraient encore.

 

DIMANCHE 23 MAI : la fin de l’évènement.

Qui dit fin, dit sortie pour tous les bateaux. Eric, là encore rentre en jeu. Avec son semi-rigide et celui de SAM, la plupart sont sortis en une heure. Comme tout le monde était en marche avant, les demi tour ont été vraiment impressionnant. Les skippers anglais ont montré leur pragmatisme. Eric est devenu tout blanc que son zodiac s’est trouvé coincé entre un bateau de 100 tonnes et le ponton. Sébastien sur le zodiac également se souviendra du regard de SAM et d’Eric et entend encore ce dernier dire :j’suis coincé. Mais plus de peur que de mal.

Tous les bateaux sorties, il fut impossible avec le zodiac de s’approcher de Fleurs des Ondes. Ils en ont profité pour traverser la baie de Saint Brieuc pour saluer une dernière fois la Sainte Jeanne et le Lys Noir.

Retour ensuite à Saint Quai où ont débarqué Loïc, Jacques, Nikolaz et Sébastien pour prendre le train direction Paris.

Les autres membres de l’équipages ont rejoint Paimpol en un peu de moins de quatre heures. L’anecdote de cette dernière traversé a été la perte par deux fois de la " poupée gonflable " d’Eric. Ils sont repartis le lundi.

Il est difficile de décrire les émotions qui nous avons eu pendant ces quatre jours. Pour tous, cela restera un moment unique et formidable.
Nous sommes tous prêts pour repartir l’année prochaine sur Fleurs de Ondes. Rendez-vous donc pour la huitième édition.