régate
CROISIERE - REGATE LA TRINITE / LA ROCHELLE / LA TRINITE

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résultat : 5eme sur 8 inscrits dans la catégorie HN, 23 eme sur 28 toutes catégories confondues

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La "Coupe Ile de France à la mer 2002" a accueilli les 23-24 mars 2002, au port des Minimes de la Rochelle, les plus fins régatiers de la région parisienne. Le club a concouru sur un First 33.7 équipé régate. Partis le mercredi 20 mars de La Trinité sur Mer pour descendre sur la Rochelle participer à la régate, nous sommes remontés sur La Trinité rendre le bateau pour le mardi 26 mars. Sept personnes ont participé à la course : Henri et Françoise, Thierry, Patrice, Fred, Emmanuel et Sylvain.

Je vous propose un compte-rendu de cette semaine passée en Atlantique, où la croisière pure a côtoyé la compétition le temps d’un week-end ensoleillé et venté…

MERCREDI 20 MARS:

Arrivés la veille au soir à la Trinité sur Mer prendre possession de Pina Colada, le First 33.7 loué chez Spi-Bretagne Location, nous larguons les amarres dans la matinée pour rejoindre Port-Joinville à l’Ile d’Yeu. Un beau parcours de plus de 60 milles nous attend et on se dit que ce ne sera pas une partie de plaisir avec un vent force 6-7 de sud-ouest et une houle d’ouest de 3-4 m sous temps couvert.

Effectivement, dès le début de l’après-midi, Raoul commence son festival avec votre serviteur jusqu’au soir. La moitié de l’équipage suivra quelque temps plus tard… Henri, qui pour sa part est déjà en forme, me sera d’un grand secours pour enlever ma veste de quart qui soutient à ce moment là une carcasse dépourvue d’énergie…

Bref, une première journée de nav’ bien crevante et nous sommes contents d’arriver à Port-Joinville vers 21h.

JEUDI 21 MARS:

Un peu requinqués par cette nuit de repos largement bienvenue, nous entamons le reste des 130 milles de notre descente sur la Rochelle, rassurés par des prévisions météo annonçant une amélioration pour les prochaines 48h. Le vent faiblissant 4-5 avec une houle résiduelle d’ouest de 2-3 m accompagneront cette journée somme toute tranquille. Enfin amarinés, l’arrivée aux Minimes en fin de journée signifie pour nous le commencement de notre mise en condition pour la régate du week-end. Le soleil qui ne s’est toujours pas montré depuis 2 jours est attendu, paraît-il pour le lendemain.

VENDREDI 22 MARS:

Après une soirée sans excès, mais où le rhum arrangé du " Cap Chris " a détruit les derniers microbes résistants aux embruns, en même temps que Patrice est identifié par un consommateur un peu éméché du bistrot comme étant un des personnages du célèbre jeu TV local Fort Boyard (je vous laisse deviner lequel…), tout le monde est sur le pont pour les réglages de la course où nous espérons faire bonne figure, malgré les 4 novices du bord.

Sylvain ne débarquant du train de Paris que vers 20h, c’est sous la houlette de Thierry, préparateur tout désigné, que chacun prend ses marques aux différents postes. Henri, le doyen, épaulé par Manu, sera n°1 car l’avant du bateau et le lâchage de spi n’ont plus de secret pour lui. Patrice est au piano et à la contre-gîte, naturellement… Françoise et Fred seront au cockpit où les autres les rejoindront au près serré.

Une grosse journée de préparation donc, et une mise en confiance qui nous sera utile par la suite.

SAMEDI 23 MARS:

Au programme de la journée : 4 manches à partir de 10h parmi les 28 bateaux compétiteurs sous le soleil et un vent 2-3 beaufort.

Il y aura trois parcours " bananes " et une nav’ qui fera encore plus plaisir à Thierry ; il a en effet investi dans un GPS portable et entré un nombre incalculable de way-points. Nous prenons confiance manche après manche terminant 5ème, 5ème, 3ème et 3ème dans la catégorie " divers " qui compte 8 engagés (trois First 33.7, quatre First 31.7 et un class 8). L’autre catégorie est celle des Figaros qui compte 20 bateaux.

Du vrai plaisir en définitive sur l’eau avec tout de même des petits soucis en revenant au port puisque, outre le circuit d’eau douce qui ne fonctionne plus, la poulie de tête de mât servant à hisser la GV est cassée… C’est au bout de 4 voyages dans les nuages que Thierry nous sauve de l’abandon et répare. Nous pourrons repartir demain…

Cet imprévu nous prive du début de la soirée des équipages organisée à la Société des Régates Rochelaises et l’entrée, qui est, paraît-il succulente, nous passe sous le nez… Les régatiers ont apparemment les crocs… On ne s’éternisera pas sur ce repas dont le rapport qualité-prix n’est pas imbattable.

DIMANCHE 24 MARS:

Grand soleil et moral au beau fixe, chacun est bien à son poste. vent 4/5 beaufort, rafales 27 noeuds...  Dès 09h30, trois " bananes " sont au programme. La première, à l’instar d’hier, est très moyenne, notamment à cause d’un départ manqué.

Pour la seconde manche, 2 départs sont annulés et le pavillon noir est alors hissé au bateau de course. Dommage car, lors du second départ, on se retrouve au cœur de la mêlée avec les Figaros à 20 m de la ligne. Grosse montée d’adrénaline et un choc bord à bord au lof avec un concurrent qui hurle comme un damné… Beaucoup d’intox en vérité… Trois bateaux seront disqualifiés au dernier départ, ayant coupé une nouvelle fois la ligne trop tôt. Nous faisons une 2ème manche correcte et une 3ème encore meilleure, l’homogénéité de l’équipage étant au top.

Il est 14h30 et nous pouvons être contents de nous après cette course. Rendez-vous est pris pour le classement final mercredi 27 mars au Yacht-Club de Paris, où aura lieu la remise des prix.

Vent d’est 20 à 25 nœuds, on décide de tailler directement la route, les délais pour arriver à la Trinité sur Mer risquant d’être serrés en cas de passage du vent au nord. Une nav’ de nuit nous attend donc et on prépare les quarts bien tranquillement dans le carré.

LUNDI 25 MARS:

Les craintes d’un changement de direction du vent d’est se révèlent non fondées pendant la nuit. Le bateau trace une route de feu et avale 150 miles (un peu plus qu’à l’aller, car nous avons choisi une route moins directe, mais plus sûre) en 18 heures… Nous arrivons à la Trinité à 8 h du mat’ sous la belle lumière du printemps breton. Nous ne sommes, en définitive, pas mécontents d’arriver si tôt car on va pouvoir se prélasser une journée avant de repartir vers la capitale. Cela ne sera pas de trop, vu la fatigue nerveuse et physique qui nous tombe dessus après cette nuit.

Crêperie du midi à Saint-Goustan, puis petite ballade dans ce charmant vieux port d’Auray et, après le repas traditionnel du soir savamment concocté par Thierry, on terminera à " l’huître perlière ", l’unique bar-boîte ouvert au bourg, où le patron gros buveur de colombelle nous tiendra la bavette pendant 2 heures. Il arrivera à nous saoûler mais de paroles seulement… Il attend impatiemment le week-end de Pâques où déferle sur la Trinité l’armada de la Spi Ouest France.

On peut rêver qu’un jour, l’Atscaf-Paris participera à cette régate…

MARDI 26 MARS:

Le chant du départ fait entendre sa mélodie après la mise en ordre complète du bateau. Ce fut une sacrée bonne semaine de marins avec la découverte, pour la plupart des équipiers, de l’excitation d’une régate, et, pour les autres, de la mesure des progrès accomplis course après course par nos couleurs.

Nous terminons en définitive 5ème de notre catégorie sur 8, à seulement 1 point du 4ème (les écarts entre les autres étant de l'ordre d'une dizaine de points). Le hic c'est qu'une des manches a été annulée alors que nous avions terminé 3ème; nous sommes donc pénalisés au classement final…

Au classement final, on se retrouve 23ème sur 28; il faut savoir que 20 bateaux sont des Figaros Bénéteau taillés pour la régate (on ne vit pas et on ne dort pas à bord, allègement maximal) avec des équipages faisant très régulièrement des courses. Grosse satisfaction donc car il y 5 bateaux derrière nous.

Rendez-vous pour la prochaine qui aura lieu vraisemblablement à Lorient pour l’Atlantique-Télégramme-Bouygues Télécom du Centre nautique de Lorient en septembre.

Kenavo,

Fred

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la carte du périple